Santé mentale : la soigner aussi en dehors de l’hôpital

Le tabou de la psychiatrie est encore fort. En effet, 73% des français consultés pour un sondage estiment que consulter un psychiatre pour suivre une thérapie « demande du courage ». Les chiffres sont pourtant parlants : près d’un français sur deux aurait déjà consulté un spécialiste de la santé mentale avant ses 24 ans.

Des hôpitaux surchargés

Dans un dossier présenté à l’Assemblée nationale, des députés appellent à trouver des solutions pour désengorger les hôpitaux et offrir de meilleurs soins aux patients. Le nombre de places en psychiatrie a en effet diminué de moitié depuis les années 1990, tandis que les structures ambulatoires censées les remplacer ne permettent pas toujours de faire face aux demandes croissantes.

Il n’est pas toujours évident d’avoir un rendez-vous chez son psychiatre ou dans un CMP au début d’une crise. Il existe quelques solutions qui, si elles ne remplacent pas une consultation nécessaire en cas d’urgence, peuvent soulager certains effets indésirables.

Le site de La Santé, par exemple, propose un choix de produits naturels aidant à réduire le stress ou à lutter contre des soucis d’endormissement. Si besoin est, La Santé vous propose même de vous faire recontacter par un pharmacien qui pourra vous conseiller.

Si la crise persiste, n’hésitez pas à vous rendre aux urgences où vous serez pris en charge et traité.

Un tabou qui demeure

Si des progrès semblent avoir été faits, puisque 42% des 18-24 ans auraient déjà demandé une aide psychologique, il reste des efforts à faire. En effet, ce chiffre tombe à 27% chez les personnes âgées de plus de 55 ans.

D’ailleurs, toujours selon le même sondage, un tiers des personnes interrogées estiment qu’il est mieux que ces consultations restent un secret. Se lancer reste donc difficile à assumer pour beaucoup de gens.

Des mentalités qui évoluent

Les choses semblent toutefois être en train de changer puisque les jeunes adultes de moins de 24 ans sont les plus nombreux à affirmer qu’il est important pour eux de parler de thérapie avec ses proches. D’autres choisissent les réseaux sociaux pour s’exprimer.

En moyenne, tous âges confondus et sur le nombre de personnes interrogées, un tiers d’entre elles a déjà consulté un thérapeute. Au printemps dernier, l’Association Française de Psychiatrie rappelait d’ailleurs que les maladies psychiques sont les troisièmes plus répandues en France (avant figurent les cancers et les troubles cardiovasculaires).

De plus, une personne sur cinq sera un jour concernée par les pathologies mentales, quelque soit son âge, son sexe ou son milieu social.

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