La mélatonine, le pour et le contre !

La mélatonine, découverte en 1958 au sein de l’Université de Yale par Aaron B. Lerner, a bien vite suscité l’espoir pour tous ceux dont les nuits réparatrices ne sont pas ou plus au rendez-vous. Tour d’horizon de celle que l’on surnomme l’hormone du sommeil, de ses propriétés et de ses bienfaits.

En premier lieu, où et qui la produit ?

Direction la glande pinéale, aussi nommée épiphyse, au centre du cerveau et en liaison avec la rétine via les nerfs optiques. Ainsi, dès que les yeux enregistrent les variations de lumière dues aux saisons et surtout à la tombée de la nuit, la production de l’hormone s’enclenche. Celle-ci va ensuite agir sur la régulation de la température, l’humeur ou encore l’activité motrice pour préparer le corps à l’endormissement. La sécrétion se poursuit tout au long de la nuit, avec un pic entre 2 heures et 5 heures du matin. La mélatonine agit ainsi sur les cycles du sommeil et évite les désagréments des réveils nocturnes et d’un sommeil agité. Le rythme circadien, autrement dit notre horloge interne, est ainsi recalé, les phases de sommeil profond et paradoxal respectées.

Dans notre monde moderne, malheureusement, les facteurs d’inhibition de la mélatonine se multiplient : lumière bleue des écrans, ondes magnétiques, horaires de coucher irréguliers ou travail en décalé (3-8) sont les principaux freins à une distribution sereine.

Concrètement, en cas de carence, une supplémentation peut être envisagée sans risque si on respecte un dosage compris entre 0,3 et 2 mg par jour. Ainsi, pas de surdosage possible, avec son risque de ballonnements, nausées, problèmes gastriques. Au contraire, de nombreuses études scientifiques pointent le doigt sur les bénéfices attendus : humeur au beau fixe, agressivité et dépression envolées. Autre atout de la mélatonine et non des moindres : elle s’avère excellente pour lutter contre la sensation de jet-lag due au décalage horaire, à condition de respecter une posologie stricte. Un effort minimal pour un confort apprécié de tout voyageur !

Imaginez enfin le bonheur de pouvoir vous passer des somnifères traditionnels. Grâce à la mélatonine, pour un effet similaire, pas de risque de dépendance, ni d’accoutumance.

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