Enjeux de la maladie mentale

Si la maladie mentale n’est pas traitée, il y a un risque de complications pour le malade. Mais l’hérédité est aussi un enjeu qu’on ne peut malheureusement pas éviter dans certains cas.

L’hérédité

La maladie mentale est héréditaire, donc risque pour les descendants. En effet, l’hérédité est un facteur qui accroît le risque à mesure que le bagage génétique augmente. Ainsi, l’enfant naissant voit son risque augmenter de :

  • 5 % s’il a un parent du deuxième degré (oncle, tante, cousin, cousine) qui souffre schizophrènesde schizophrénie;
  • 10 % s’il a un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur) qui souffre de schizophrénie;
  • 10 % s’il a un jumeau différent qui souffre de schizophrénie;
  • 40 % s’il est enfant de deux parents schizophrènes;
  • 50 % s’il a un jumeau identique qui souffre de schizophrénie.

On estime qu’environ 50 % des cas de schizophrénie résultent d’une anomalie des gènes affectant la croissance du cerveau.

Complications

Le préjudice est réel pour les malades, qui se trouvent isolés et victime de discriminations. Indirectement, ce phénomène participe aussi à un décalage très péjoratif entre la survenue des symptômes et la consultation d’un spécialiste. La peur du diagnostic de maladie mentale fait que les patients ou leurs proches retardent toujours le moment de consulter.
Aujourd’hui, si bon nombre de personnes touchés par une maladie mentale se sentent exclus ou vivent en marge de la société, ce n’est pas uniquement à cause de leur affection.
maladie mentale+héréditaireLa conséquence principale est le fait que des personnes se retrouvent en situation de handicap et/ou de grande précarité, faute d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge spécialisée.
Les personnes atteintes d’une maladie mentale développent parfois des problèmes de consommation excessive d’alcool ou de drogues ou de dépendance à ces substances.
Or, parmi les 20 % de malades dits mentaux, 1 % sont schizophrènes, dont seulement un petit nombre sont en hôpital psychiatrique. Les autres, surtout s’ils sont diagnostiqués tôt, mènent une vie plus ou moins équilibrée grâce à un traitement adapté.
Les personnes qui ont à la fois une maladie mentale et une dépendance ont plus de risques :
• d’être hospitalisées;
• de vivre des difficultés sociales, par exemple l’itinérance, la violence ou des problèmes avec la justice;
• de se suicider.

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